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    AC OULU - SJK : 3-1 but de Zézé !!


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  • 30 minutes de jouées, un but une passe décisive...

     

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  • Zézéto sous le maillot du AC Oulu


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  • Football-Zézé Venance dit Zézéto (attaquant Jaro-Finlande) : Révélations sur Kolo, Copa, Tiéné, Romaric, Baky…

     
    Publié le vendredi 30 decembre 2011  
     
    A quelques jours de la grand’ messe du football africain au Gabon et en Guinée Equatoriale, Zézé Venance dit Zézéto qui n’a jamais eu la chance de disputer une CAN, souhaite bonne chance aux Eléphants. Du fond du cœur…

    A 30 ans, l’ex-feu follet de l’Asec mimosas, de Beveren, de la Gantoise, du FCM Brussels (Belgique), de Metalurg Donetsk (Ukraine) et de Metalist Kharkiv (Ukraine), Zézé Venance dit Zézéto, n’en a pas fini avec le football. Il demeure dans le circuit, notamment dans le club finlandais de FF Jaro, même s’il n’a pas la brillante carrière de ses amis de l’Académie mimosifcom. A ce sujet, il affirme ne point avoir de regrets. «C’est la vie… Chacun à sa chance. Dans une société, tout le monde ne peut pas être patron. Je suis juste triste pour les supporters qui m’aiment beaucoup. Je joue dans les clubs où Dieu m’envoie. Je suis content de ma carrière. Je ne regrette rien… », se contente-t-il de souffler. Est-il resté le même avec ses dribbles déroutants et sa vitesse de course ? « Je suis devenu plus performant. Dommage que tout le monde soit focalisé sur la France, l’Angleterre, l’Espagne et l’Italie. L’exem­ple de Seydou Doumbia est parlant. Il cartonne en Russie et en Ligue des champions mais il n’a pas sa place chez les Eléphants… ». En ce moment en vacances à Abidjan avec son épouse, il a accepté de s’ouvrir à Nord-Sud Quotidien l’autre soir au bord d’une piscine. Entre quelques parties de nages avec son copain Né Marco, des dégustations de jus de fruits et des blagues à gogo, Zézéto a repris son air sérieux pour se souvenir des Eléphants. Des révélations croustillantes sur Copa Barry, les frères Touré, N’Dri Koffi Romaric, Baky Koné, Aruna Dindane, Zokora Didier et autres Tiéné Siaka vous feront plaisir. C’est sûr. 

    Barry Boubacar dit Copa (gardien Sporting Lokeren-Belgique)
    « J’ai beaucoup de respect pour Copa Barry. Quand il arrivait à l’Académie, il était joueur de champ. Il évoluait au milieu de terrain. Le coach Jean-Marc Guillou le trouvait âgé et l’a transformé en gardien de but. Le voir aujourd’hui être grand gardien à Lokeren et chez les Eléphants me séduit. Il a bossé pour en arriver-là ». 

    Kolo Touré (défenseur central Manchester City-Angleterre)
    « Ah Kolo ! Lorsqu’il est arrivé au début à Sol béni, on se moquait de lui car c’était une vraie catastrophe. Kolo ne savait même pas contrôler un ballon. Mais il en voulait. Il a beaucoup travaillé pour atteindre le niveau qu’il a aujourd’hui. Il n’était pas le seul car un autre joueur avait le même problème que lui…»

    N’Dri Koffi Romaric (milieu de terrain Espanyol Barcelone-Espagne)
    « Romaric a beaucoup souffert. Imaginez-vous, il a eu les deux jambes cassées. Ce n’était pas facile pour lui. A sa place, certainement que je ne m’en serais pas remis. Il a puisé au fond de lui-même pour revenir ».

    Zokora Didier (milieu de terrain Trabzonspor–Turquie)
    « Comme son surnom l’indique(Maestro), c’est la classe ! A l’origine, c’est un défenseur central. Ce garçon avait déjà quelque chose alors que nous étions jeunes. Il est technique, il est intelligent, il est très fort… ».

    Baky Koné (attaquant Lekhwiya-Qatar)
    « Tout le monde avait peur de Baky. Il était le plus doué. Mais sa petite taille nous a fait penser qu’il n’aurait pas la carrière qu’il a. Jouer à Lorient, à Nice, à Marseille et faire tout ce qu’il réalise prouve que nous avons eu tort ».

    Aruna Dindane (attaquant Lekhwiya-Qatar)
    « Je vais peut-être vous surprendre mais Aruna était nul quand il arrivait à l’Académie mimosifcom. Comme Kolo, il ne savait pas jouer. C’était une autre catastrophe. Il était très brouillon. On se moquait aussi beaucoup de lui. A force de travail, il a progressé. Il est devenu un grand attaquant ».

    Tiéné Siaka dit Chico (défenseur PSG-France)
    « Il n’y a rien à dire sur Chico. Depuis toujours, il a une technique au-dessus de la moyenne. Tellement technique qu’il nous concurrençait en attaque en marquant le même nombre de buts que nous. En plus, il tire bien les coups-francs ». 

    Yaya Touré (milieu de terrain Manchester City-Angleterre)
    « Nous n’étions pas de la même promotion et à le voir jouer, déjà à l’époque, on savait qu’il réussirait. C’est un footballeur qui a une aisance technique et qui a une belle vision. Je le félicite pour son titre de meilleur joueur africain 2011 ».


    Propos recueillis par Guy-Florentin Yaméogo

  • JaroTV: FF Jaro-Leyton Orient F.C.

     


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  • JaroTV: FF Jaro-IFK Mariehamn 12.8.2011

     


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  •  Académie MimoSifcom de l’Asec : De l'espoir à la désillusion, Ouégnin et Anouma sur le banc des accusés

     
    Article publié le: 04 Janvier 2011 - Auteur: Guy Tressia - Source: Lebanco.net
    Sortis officiellement le dimanche 7 février 1999 face à l’Espérance Sportive de Tunis, au Stade Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, les joueurs de l’Académie MimoSifcom ont émerveillé tous les amoureux du football. La Côte d'Ivoire et l'Afrique entière ont découvert, ce jour-là, onze "gamins" en jaune et noir, battant avec panache, en finale de la Super Coupe d'Afrique des clubs, la grande formation de l'Espérance Sportive de Tunis (3-1). Les Actionnaires et les Ivoiriens se sont mis à rêver à une révolution qui profiterait à tous. Malheureusement, après 3 promotions, l’école de football de l’Asec est redescendue au niveau des centres de formation qui prolifèrent à Abidjan et dans tout le pays. Le président de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF), Jacques ANOUMA, a fait une annonce concernant le championnat national de Ligue 1 pour la saison 2011 : «La saison débutera après le Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) qui se déroulera du 4 au 25 février 2011, au Soudan. Et une commission dirigée par Sory DIABATE, président de la Ligue Professionnelle fera des propositions pour décider de la formule du championnat qui sera adopté ». Cette annonce fait suite à une séance de travail qui a eu lieu le vendredi 24 décembre dernier, au siège de la FIF, à Treichville. Le Président Jacques ANOUMA et les différents Présidents de clubs de la Ligue 1 y ont analysé avec sérénité la situation critique du moment que traverse le football ivoirien. Au compte des bilans, on note 10 nouveaux joueurs recrutés pour la nouvelle saison 2011 par le champion en titre. Profitant du mercato débuté en novembre et qui a pris fin le 31 décembre 2010, Me Roger Ouégnin et l’Asec ont enrôlé 10 joueurs (Diaby Aboubacar Sidiky, Halidou Garba, Yao Krizo Jean Imère, Oussou Coigny-Bly Didier, Koné Souleymane, Diomandé Médiomo, Sanogo Moussa, Dolé Lobia Médéric, Bakayoko Adama et Koffi Gauthier N'koliossé) en dehors de leur Académie MimoSifcom qui devrait servir de réservoir au club. Du coup, ce recrutement massif attire l’attention des sportifs sur la qualité des nouveaux pensionnaires et des promotions d’après Guillou de l’Académie. Et les Actionnaires ne sont pas très fiers de leur club. Comme le montre le sondage réalisé par le site web du club le plus riche et le plus populaire de l’Afrique de l’Ouest. A travers le sondage organisé sur le site internet du club (www.asec.ci), la parole a été donnée aux Actionnaires pour leur permettre de se prononcer sur le bilan de la saison 2010 de leur équipe. 41, 98% des sondés ont trouvé moyen le rendement des Jaune et Noir au cours de la saison 2010. Et pour cause, les Mimos n'ont pas réussi à se qualifier pour la ligue des champions. Ils estiment que l’Asec se doit de remporter au minimum le titre de champion de Côte d’Ivoire, vu la qualité de ses infrastructures et de son encadrement technique. 29,63 % des Internautes ont trouvé décevant, le bilan des Mimosas. Pour ces derniers, les Mimos n’ont pas fait honneur aux couleurs Jaune Noir. L’ASEC ne convainc plus et n’arrive plus à sortir son vrai jeu, le niveau de l’équipe est inférieur à celui qu’on attend de l’Asec. Etre champion et terminer par une défaite contre une équipe comme l’AFAD (2 buts à 1) ne justifie pas le rang des Mimos. Cela donne un goût amer et qui plus est, l’ASEC n’a jamais réussi à prendre le dessus sur son éternel rival, l’Africa Sports d’Abidjan cette saison. Ils ont été accrochés par deux fois lors de la 10ème et de la 23ème journée du championnat sur le même score de 0 but partout. Certains d’entre eux ont même signifié que gagner le titre sans battre le rival est un gros point d’ombre. LE JEU A DISPARU… La cause de ces baisses de régime est fondamentalement due à la prestation de l’équipe qui a mis de côté son football champagne qu’on connaissait de l’Asec Mimosas avec les Académiciens des promotions 1999, 2000 et 2001 coachés et éduqués par Jean-Marc Guillou. Le technicien français passait des heures auprès de ses protégés, les éduquait à une certaine façon de jouer et penser le football, où le sens de la passe, du collectif et du jeu en mouvement tenaient une part prépondérante. C’est à juste titre que Venance Zézé, dit Zezeto, Arouna Dindané et autres Baky Koné seront les grands héros face à l’Espérance de Tunis pour leur première grande sortie. Le football africain a reçu, ce jour-là, un uppercut terrible sous le menton : jamais une équipe de débutants n’avait autant impressionné pour sa première sortie officielle. Epiés, critiqués, les petits Mimosas ont été à la hauteur du challenge. Il leur faut désormais se battre sur d’autres fronts, et convaincre. Ils deviennent alors la crème de l’ossature jaune et noir puis de l’équipe nationale de Côte d’Ivoire. Avec l’Académie Mimosifcom, tous les sportifs pensaient à une relève assurée du football ivoirien. Malheureusement, une crise éclate entre Guillou et Roger Ouégnin. Mais avant, des transferts de joueurs avaient installé un conflit d’intérêts entre les deux hommes. Les premières offres parviennent à l’ASEC, où le courant passe de moins en moins bien entre le président Ouégnin et Guillou. L’ancien duo gagnant du foot africain ne va pas tarder à se déchirer, sur des fonds de transferts. Didier Zokora «Maestro » sera le premier à quitter le nid pour Genk (L1 Belge). D’autres suivront, comme Copa Barry, Kanté Seydou Badian, Tiéné Siaka, Kolo Touré, Djiré Abdoulaye, Yapi Yapo, Dansoko Mamady, Zézé Venance, Tony Koutouan, Aruna Dindane, Beugré Herman, Péhé Georcelin Joss, Bakary Koné et Monney Arnaud. Ces garçons sont aussi talentueux individuellement que collectivement. «C'est le cadre de formation mis en place par l'Asec Mimosas qui est à l'origine des révélations constantes de grands talents, depuis 1999», ont assuré, récemment, Hamidou FOMBA et Amédée ASSI, respectivement patrons de Supersport et Le Sport, deux quotidiens sportifs ivoiriens. « L'ASEC Mimosas est assez pointilleuse dans la formation des jeunes. Elle travaille sur le long terme, en toute sérénité sans brûler les étapes. Tout est fait à la perfection. Et au moment opportun, elle présente des joueurs biens formés, prêts pour la compétition », expliquait Yéo Paul Martial, alors le Directeur Technique National de la FIF. Et les entraîneurs, dans leur ensemble, attribuent cette réussite de la formation à l'ASEC, à l'environnement de l'Académie et la qualité du travail qui y est effectué. Malheureusement, depuis plus de 5 ans, ces grands talents ne se constatent plus. Parce que Jean-Marc Guillou que ces "diablotins" du foot appellent affectueusement leur "père" a quitté l’académie pour s’installer d’abord à Grand-Bassam au sud d’Abidjan, puis à Bamako où il a créé, depuis 2006, l’Académie JMG. Entre temps, le coach brésilien, Gustavo Carlos, avec qui JMG a pu produire le système de jeu qui s’apparente à celui du Brésil, quitte lui aussi "Sol Béni" le siège de l’Académie Mimosifcom pour créer son propre centre de formation à Yopougon (quartier populaire à l’ouest d’Abidjan). Et depuis le départ de ces deux techniciens, le jeu de l’Asec n’est plus que l’ombre de lui-même. Il n’est plus différent des prestations des autres clubs et n’attire plus les supporters et autres amoureux du football. Malgré sa reprise en main de Walter Ammann depuis le mois d’Août 2008 pour en devenir le directeur, l’Académie, la pépinière de l’Asec Mimosas et des Eléphants de Côte d’Ivoire, piétine encore et les responsables continuent de chercher leur marque. Aujourd’hui, seulement 17 des 26 joueurs de l’effectif professionnel de l’Asec Mimosas (soit 65%) sont issus de l’Académie qui a perdu de sa verve. Le départ des contingents de la première, deuxième et troisième promotion de l’Académie MimoSifcom a laissé un vide qui n’a pu être comblé. LES RECETTES AUSSI… CHUTENT Ce sentiment de découragement des Actionnaires s’est présenté l’année d’avant. L'année 2009 s’est terminée pour le club de Maître Roger Maurice Désiré OUEGNIN, sur un excédent d'exploitation de 71,469 millions FCFA, contre 131,644 millions FCFA l'exercice précédent (2008). Cette baisse du résultat d'ensemble, provient d'une réduction substantielle des revenus du club (514 millions FCFA de revenus perçus en moins en 2009 par rapport à 2008), non couverte corrélativement par une baisse des charges (réduction de 431 millions FCFA par rapport à 2008). LES ACTIONNAIRES ACCUSENT ME ROGER MAURICE DESIRE OUEGNIN « Ils n’ont fait que du pur business autour de ce beau projet. Pendant que, nous autres, nous souffrons tout le temps dans les gradins parce que l’Asec est méconnaissable. Il n’y a plus de formation. Et cela se sent sur la prestation de l’équipe. Cette année encore, je crains fort une élimination précoce de l’Asec en ligue africaine des champions", martèle très amer et indigné un supporter des jaune et noir. Même son de cloche dans les comités de supporters des communes d’Adjamé, Yopougon, Koumassi et même de l’intérieur du pays. Le mal est profond et les Actionnaires cherchent les voies et moyens pour le circonscrire. Pour un ancien conseiller de Me Roger Ouégnin, M.K : "Roger Ouégnin n’a plus d’idées pour maintenir l’Asec au plus haut niveau des espérances du club. Il n’y a plus de sponsor qui se bousculent à la porte de Roger. Et puis, en 20 ans, avec tous les moyens dont il a disposé, il n’a gagné qu’une seule coupe de la ligue des champions. Le vrai problème du jeu, c’est que la combinaison entre les académiciens et les recrues venues des autres clubs ne marchent pas. Les responsables techniques de l’Académie MimoSifcom n’ont pas le flaire de Guillou pour détecter et dénicher un bon talent. L’école de football de l’Asec n’est plus rien d’autre qu’un centre de formation ordinaire qu’on rencontre à tous les points de rue à Abidjan", nous a-t-il confié, avant d’ajouter que "Ouégnin doit partir. Il a beaucoup fait mais il est à cours d’idée. Il faut donc un dirigeant avec de nouvelles idées pour booster le club vers des victoires continentales". LES ELEPHANTS ET «L’ACADEMIE DEPENDANCE» : COMMENT ILS ONT CASSE LE FOOTBALL Répondant à une question du magazine "Afrique Asie", Jean-Marc Guillou dira sans ambages que: "C’est sûr qu’il y a une volonté délibérée de casser «l’Académie dépendance ». Rappelez-vous les « prestations » des Eléphants lors de la Can 2010 en Angola ! Les casseurs de l’Académie dépendance ne se sont pas aperçus qu’ils détruisaient l’essentiel : le sens du jeu collectif que nous avions développé à l’Académie Mimosifcom et qui a permis d’obtenir des bons résultats. Notre philosophie est de mettre le talent individuel au service de l’esprit d’équipe. Un individu si doué soit-il ne sera jamais aussi bon que s’il respecte le jeu collectif. Les Académiciens de la sélection semblent avoir tourné le dos à ces principes. Ils jouent bien par éclairs, rarement de manière liée. Ce n’est pas suffisant pour conquérir des titres. En février 1999, sous les couleurs de l’Asec d’Abidjan, la première promotion des Académiciens (la moyenne d’âge était de 17 ans et demi) avait remporté la Supercoupe des clubs aux dépens de l’Espérance sportive de Tunis (3-1). Plus de dix ans après, avec l’apport des jeunes de la deuxième et troisième promotion, il y a une richesse d’effectifs qui aurait pu faire de la Côte d’Ivoire un prétendant à la Coupe du monde. Mais il lui aurait fallu gagner d’abord des Coupes d’Afrique. Elle ne l’a pas fait. Parce qu’à la tête du football ivoirien, il y a des nuls – on ne peut pas les appeler autrement – qui, bien entendu, s’entourent de nuls!", a-t-il confié au magazine. De 1999, l’année de tous les espoirs avec la mise en jeu des "Académiciens" de MimoSifcom, à 2010, le championnat ivoirien cherche ses marques et des talents depuis plus de 5 ans. La Côte d’Ivoire pourra-t-elle retrouver des talents après la génération des Touré Kolo, Baky, Gervihno, Aruna Dindané, Copa Barry…formée par JMG ? En tout cas la solution se trouve dans la formation de qualité et la rigueur. Guy Tressia guy_tressia@yahoo.fr

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  • Quelques vidéos récentes de Zézéto à Jaro !

     


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    Enquête Académiciens : Junior, Badjan, Joss, Diaky, Zézéto, Tony, Madinho, Patceco, Gyapi, Kaiper
    Écrit par Kader Guilavogui    Lundi, 15 Novembre 2010 17:09   
    Les-academiciensPourquoi ont-ils échoué ?

    Ils ont épaté le public du Stade Félix Houphouët-Boigny.

    Ce 7 Février 1999, des « Académiciens », sortis du laboratoire de Sol béni, se dressaient devant le géant,   l’Espérance de Tunis en finale de la Super Coupe d’Afrique. Au terme d’un match (3-1) où ils alliaient à la perfection spectacle et efficacité, ils permettaient à l’Asec Mimosas de remporter le trophée de la Super Coupe d’Afrique. La stupeur générale d’avant-match avait laissé place à une euphorie ambiante. Une nouvelle génération venait de voir le jour et laissait présager une carrière radieuse pour ces génies du ballon rond. Pourtant 11 ans après, le bilan est bien mitigé.  Pour Jean Marc Guillou (JMG), cette génération était programmée pour évoluer dans les plus grands championnats européens. Si Zokora Didier, N’dri Romaric, Kolo Touré, Baky Koné ont côtoyé le haut niveau, certains de leurs « frères d’armes » n’ont pas connu la même réussite. Comment  cela peut-il s’expliquer ? Quelles en sont les raisons ? Ont-ils fait les bons choix ? Que sont-ils devenus ? Enquête sur ces espoirs déchus…

    Les choix sportifs

    Zokora Didier a été le premier des Académiciens à être transféré. Le milieu de terrain du FC Séville a atterri à Genk où il s’est imposé en patron. Après lui, ont suivi Aruna Dindane qui s’est taillé une vraie réputation de buteur à Anderlecht puis Touré Kolo qui a convaincu à Arsenal.  Un premier jet qui sera suivi de cinq autres arrivées en Europe. Il s’agit de Gilles Yapi Yapo, Jocelyn Péhé,  Touré Yaya, Né Arsène et Zézé Venance constitueront quant à eux le premier contingent des Académiciens du KSK Beveren. En faisant débarquer des gamins talentueux en  Belgique, « JMG » a découvert un système qui ne leur garantissait aucune sécurité en matière de transfert. « En Belgique, il n’existait pas un cadre de protection des joueurs. Les jeunes formés pouvaient partir quand ils le souhaitaient », révélait le père formateur Jean-Marc Guillou. Le technicien français  trouvait donc la parade  par le biais d’un partenariat avec Arsenal. Cela dit, tous n’y ont pas eu droit.  Diakité Ibrahim alias Amuah Diaky après un bref passage à l’Espérance de Tunis  s’est laissé convaincre par les pétrodollars du club d’Al Jazeera  d’Arabie Saoudite. Si financièrement, l’ancien meneur de jeu des Mimos n’a rien à regretter, n’empêche qu’il avait des prédispositions pour évoluer dans un championnat et un club plus huppés. Comme lui, Tony Koutouan a lui aussi quitté le club de Lorient pour répondre au très lucratif contrat que lui proposait Al Jazeera aux Emirats Arabe Unis. « Aux Emirats, les athlètes sont bien traités, parce que les dirigeants aiment le beau spectacle. Je n’ai pas envie de m’étaler sur l’aspect financier. Je suis aux Emirats pour faire mon métier. Je veux bien aller en Europe, mais j’attends des propositions concrètes », assure TonyDe son côté, Djiré Abdoulaye n’a pas connu, lui non plus, une carrière  comme on le lui prédisait. L’ancien capitaine des Mimos a vecu le moins bon et vit à l’heure actuelle le pire. (voir interview) « Je n’ai pas fait le bon choix », confie Junior. L’ex-milieu de terrain s’en veut même  puisqu’il avoue avoir «  privilégié à l’époque  l’aspect financier plutôt que le sportif », révélait Junior.

    Beveren, un bon tremplin ?

    Pour Jean-Marc Guillou, l’idée était de faire de Beveren, un sol Béni bis. Convaincu qu’en rachetant le club Belge, cela lui servirait de tremplin sur le vieux continent afin de pouvoir alimenter les clubs européens. « Je suis arrivé en 2001 à Beveren avec le projet d’apporter un centre de formation à ce club qui n’en avait pas. En Belgique, on n’est pas vraiment avancé en matière de formation », reconnait Jean-Marc Guillou. Beveren devait servir donc de point de départ européen à sa jeune garde.  Pourtant, le résultat escompté ne s’est pas produit. Le club n’a jamais pu s’imposer en Belgique. Il a finalement été relégué en seconde division. Comme le reconnaît Guillou, ses joueurs se sont heurtés à un problème d’adaptation. « Ce projet n’est pas simple. Le fait de vouloir amener beaucoup d’étrangers, surtout d’Afrique… on pouvait s’attendre à une intégration difficile. Cela s’est fait petit à petit », confiait le formateur .Aussi, de tous les pensionnaires issus de la première promotion, seuls N’dri Romaric s’en est-il véritablement sorti.  Gervinho, Emmanuel Eboué, Touré Yaya sont  tous issus de la seconde promotion. La grande majorité, quant à elle,  n’a pas réussi à se trouver un point de chute après le passage en Belgique.

    Victimes des agents véreux

    Jeunes et pétris de talent, les Académiciens suscitaient beaucoup la curiosité. Et forcément, ils finissaient par  attirer les regards des agents de joueurs. Encore que ceux à qui  certains académiciens ont eu affaire n’étaient pas des philanthropes. Très jeunes à l’époque, certains n’avaient d’yeux que pour des espèces sonnantes et trébuchantes. Alors forcément le premier agent venu avec des liasses de billets était considéré comme le sauveur qui avait les clés du  paradis.  Zézé Venance et Djiré Abdoulaye peuvent en témoigner. Zézéto, chouchou des actionnaires,  révèle qu’il a été traîné de club en club par son agent. « J’ai été déstabilisé par le manque d’honnêteté de mon agent. Vous vous dépensez sur le terrain et lui se contente de se faire de l’argent. Cela a profondément joué sur ma carrière », a confié Zézé Venance. Junior n’a pas été plus heureux puisque lui aussi avait confié son avenir à l’agent Russe. « Le seul regret que je peux avoir c’est d’avoir croisé la route de cet individu. Il m’a fait énormément du tort »,regrette encore Junior.

    Le talent individuel en question

    Y a-t-il à s’interroger sur le talent réel des joueurs de l’Académie ? A première vue non puisque Zézéto,  Tony Koutouan, Joss, Madinho, Zézéto ou encore Junior étaient de la bonne graine. Au plan local, ils ont fait leur preuve. « Pour ceux qui nous ont vu évoluer, que ce soit en Côte d’Ivoire comme en Europe, ils ont toujours été convaincus que nous avions du talent. Ce n’est donc pas à ce niveau le problème »,confiait Zézé Venance. « Je pense qu’il nous a manqué un petit truc », ajoute  Djiré Abdoulaye.  Pourtant à l’heure de la confirmation de leur talent, la magie s’est envolée. Le cas de Zézéto par exemple reste l’un des plus complexes. Considéré comme le meilleur de sa génération, l’ancien attaquant de l’Asec n’est jamais parvenu à s’imposer.  En France comme en Ukraine, il n’a pas retrouvé ses attributs d’affoleur de défense. Sa carrière en Occident n’a pas suivi la trajectoire que lui prédestinait son savoir-faire. Etait-il bien armé moralement ? A l’évidence non puisque qu’un joueur comme  Touré Yaya, issu de la seconde promotion a suivi pratiquement la même trajectoire. Mais à l’inverse de Zézé Venance, Gneri a fini par se révéler aux yeux du monde après un périple en Ukraine puis en Grèce. Fort de caractère et sûr de son talent, Gneri est le symbole de  la combativité.

     

    Des blessures incurables

    Comme Zézéto, le cas de certains académiciens laisse bien des regrets. Jocelyn Péhé est un  exemple patent. Après avoir ébloui par sa vision de jeu et ses ouvertures, Joss  n’est pas parvenu à se frayer un chemin chez les pros. La faute essentiellement à une blessure au genou. Un mal qui l’a empêché d’exprimer son talent. Du coup, son avenir pour le football s’est assombri jusqu’à faire disparaître son nom des feuilles de match puis des pelouses. Tony Koutouan, lui également  n’a pas été verni. A Lorient avec Koné Baky, il a souffert également d’une blessure au genou qui l’a tenu à l’écart des débats de la Ligue 2. Ce en dépit d’un début prometteur.  Aujourd’hui c’est Djiré Abdoulaye qui traite un genou douloureux. Un mal pernicieux qui l’a obligé à rompre son contrat avec le club ukrainien de Metalist Kharkov. Pour Djiré Abdoulaye, il s’agit  tout simplement du destin. « Vous savez les doigts de la main n’ont pas la même taille. Nous n’avons pas tous eu la même chance. Je dis que certains ont eu plus de vaine. D’autres pas. Et c’est comme ça la vie », relativise Junior.

     

    Le défi physique

    Pour certains joueurs issus de l’académie, la nature n’a pas été généreuse avec eux sur le plan physique. Gilles Yapi Yapo dit Gyapi, Péhé Jocelyn dit Joss, Dansoko Mamadou alias Madinho ou encore Koné Bakary dit Baky, n’ont pas un gabarit  forcément impressionnant. Si la technique ne souffrait d’aucune contestation, leur  physique ne  leur assurait pas une longue carrière. Aussi Jean-Marc Guillou s’était-il inquiété de leur adaptation au haut niveau. "Baky a 17 ans tout comme Joss. J'espère qu'ils vont encore grandir, car avec cette taille, ils risquent d'éprouver de grandes difficultés face aux rudes défenseurs européens", a fait savoir le père formateur. Et l’ancien milieu de terrain des Bleus ne s’était pas trompé. Si Koné Bakari (1,63 m) a pu résister en Ligue 1, il a été pendant deux saisons la cible des défenseurs adverses. A Nice, il ne se passait pas une seule rencontre ou « Pélé » n’était pas rudoyé. Sa rapidité et sa vivacité obligeait ses gardes du corps à user de pratiques peu orthodoxes pour l’arrêter. Pour Jean Marc Guillou, la taille importait peu. " Personne ne pouvait croire en un attaquant de 1m 63. Mais moi, je ne m'attache pas à la taille des joueurs, je cherche à évaluer leur talent. Celui de Baky est immense", ajoute encore Guillou avant de reconnaître que « la majorité des joueurs formés manquait de puissance ». Si Baky a pu s’exprimer en dépit de tout ça,  Joss lui n’a pas eu cette chance. Milieu génial, il ne se remettra jamais de sa blessure au genou. Gyapi, lui, après un passage prometteur à Nantes n’a pas eu le coffre pour tenir la place d’organisateur que lui avait laissée Eric Carrière parti à Lyon. Frêle physiquement, il a dû s’exiler en Suisse.

    Une vie anti sportive ou extra sportive

    Très tôt enivré par la gloire et l’euphorie qui gagnent les stars, les Académiciens se sont laissés griser pour la plupart. Déjà à Abidjan, leurs performances leur avaient donné de la cote auprès de la junte féminine. On prêtait ainsi à plusieurs d’entre eux des aventures amoureuses diversifiées.  Aussi en vacances à Abidjan, n’hésitaient-ils pas à écumer les sésames de bombance pour des soirées animées.  Un mode de vie qui forcément ne fait pas bon ménage avec le sport surtout celui du haut niveau. Bien d‘entre eux en ont fait les frais malheureusement.

    La formation : gage de réussite ?

    S’il n’y a pas grand-chose à dire que la qualité de la formation des académiciens, la réalité a démontré que la formation n’assure pas forcément une réussite à tout prix. Le cas des Académiciens déchu en est la parfaite illustration. Et l’Académie Mimosifcom n’est pas la seule à voir certains de ses pensionnaires passer à côté d’une carrière pleine et riche. Des centres de formations prestigieux comme ceux de l’Ajax d’Amsterdam, du FC Barcelone,  de Nantes ou encore d’Arsenal ont connu leur  lot d’espoirs déçus.  En clair la formation est une chose, la réussite professionnelle en est une autre. Jean Marc Guillou en était conscient. Ce n’est donc pas fortuit quand il affirmait à propos de l’avenir de ses gosses que  « Nous sommes honnêtes avec eux. Quand ils rentrent à l’Académie, nous leur disons que nous allons leur donner les moyens d’y arriver mais qu’il n’y a aucune certitude. Au moins, s’ils n’arrivent pas à devenir professionnels, ils vont rester chez eux et sortir avec un niveau scolaire plus élevé que celui qu’ils auraient eu dans leurs quartiers. En plus, ils partent de chez nous avec des vertus auxquelles nous tenons comme l’honnêteté, le courage et le respect ».

    Kader Guilavogui


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    Zézé Venance dit Zézéto, Donetsk Mettalurg-D1 Ukraine: "J`ai toujours ma place en sélection"
    Monday, 11.12.2006, 04:16pm (GMT)
     
     
     
    Zézéto, pour de nombreux sportifs  ivoiriens vous avez disparu de la sélection. 

    Non, je n`ai pas disparu. C`est parce qu`on ne me voit pas. Les dirigeants fédéraux ivoiriens ne cherchent pas à me voir, c`est tout. Il faut dire que c`est toujours la même question qu`on me pose. Si cela ne tenait qu`à moi, je serais déjà en sélection.

    Mais, il faut que les dirigeants fédéraux aient de vos nouvelles avant de chercher à vous rencontrer. 

    Je pense que ce sont eux qui doivent d`abord chercher à avoir des nouvelles des joueurs et ensuite chercher à les rencontrer. Sans vouloir me vanter, je n`ai plus rien encore à prouver. On me connaît déjà. Il leur appartient de venir me chercher. 

    Votre non sélection est due au fait que vous n`évoluez pas dans un championnat relevé. 

    Je ne sais pas ce qu’on appelle un grand club ou un championnat relevé. Tous les championnats en Europe ont le même niveau. La différence aujourd`hui au football se situe au niveau financier. Sinon les gens doivent savoir que le championnat ukrainien a un très bon niveau. C`est vrai qu`il n`est pas aussi médiatisé mais cela ne veut pas dire qu`il est faible. Le penser de cette manière est une erreur très grave. 

    Pourquoi avez-vous quitté Beveren pour Donetsk Mettalurg en Ukraine ?

    C`est Donetsk Mettalurg même qui m`a contacté. Je suis parti parce que Né Marco et Yaya Touré que je connais bien y ont évolué. C`est vrai qu`il y a aussi des raisons financières. 

    Pour combien d`années avez-vous signé ?

    Pour deux ans. Déjà j`ai fait un très bon début de saison. Mes dirigeants sont très contents de moi. Ils me proposent même déjà un autre contrat. Mais, pour le moment, mon objectif majeur, c`est de faire une très bonne saison et voir les choses venir.

    Cela veut dire aussi que vous allez songer à un pays de tradition football tels l`Espagne, l`Angleterre, l`Italie, la France...

    Bien sûr. On a toujours envie de jouer dans ces pays-là. Mais, quand on n`a pas encore la possibilité de le faire, il faut attendre son heure. Je ne me plains pas dans mon nouveau club qui se bat pour jouer la coupe UEFA. Si à la fin de la saison nous terminons à la 3e place qui est synonyme de qualification pour la coupe de l`UEFA, je ne pense pas quitter le club. Je m`y plais et je suis heureux. 

    Mais, pourquoi vous-même ne cherchez-vous pas à aller dans ces pays ?

    C`est difficile de le dire. Vous savez, les contrats ne se négocient pas n`importe comment. Sinon j`ai eu des contacts mais il n`y a pas eu de suite. 

    Est-ce qu`on peut dire que Zezeto manque de chance ? 

    Peut-être vu mon départ fulgurant. A l`analyse, je me dis que j`aurais pu aussi être en sélection, mais le football a ses réalités qu`on ne maîtrise pas. Je n`ai que 25 ans. J`ai encore sept à huit ans de carrière. D`ici là, beaucoup de choses peuvent se passer. Je me rappelle bien, quand je jouais en sélection, Drogba n`y était pas. Mais en deux ou trois ans, il a fait des choses extraordinaires. La vie au football va très vite. 

    Revenons à la sélection. Qu`est ce que cela vous fait quand vous voyez les Kolo, Aruna, Baky et bien d`autres Académiciens évoluer ? Eprouvez-vous un pincement au cœur ?

    Non pas du tout. Je suis plutôt heureux pour eux parce que quand nous étions à l`Académie, notre souhait à tous était d`évoluer en sélection. La sélection est ouverte à tout le monde. J`ai été le premier académicien à avoir été appelé en sélection. 

    Cela veut dire que vous lorgnez la sélection ?

    Lorgner, c`est peut-être trop dire. Seulement, j`éprouve de la peine à chaque fois que les gens abordent le sujet concernant ma non sélection. Sinon moi aussi, j`ai envie de procurer du plaisir à mon pays. Mais, cela ne dépend pas de moi, mais plutôt des entraîneurs. Le jour qu`on me sélectionnera, je n`hésiterai pas un seul instant à revenir. 

    Pensez-vous avoir votre place dans cette équipe ? Il y a de grosses têtes comme Drogba, les deux Arouna, Baky... 


    J`ai toujours eu la concurrence de Baky, Aruna Dindane, Tony… quand on jouait ensemble à l`Asec. Sincèrement, aujourd`hui, je ne sais pas qui peut me faire peur. Je ne crains pas la concurrence. Au contraire, je souhaite qu`on me mette en concurrence et vous verrez. Je connais mes qualités. Je me fais confiance.


    Vous évoluez dans un autre registre. C`est-à-dire au milieu-aile. N`est-ce pas un handicap ?

    Non. Bien au contraire aujourd`hui, la sélection a besoin des joueurs sur les côtés. Donc à ce niveau, j`ai ma place. Chacun a ses qualités qu`on doit exploiter.

    Donc votre objectif immédiat est-il de retrouver la sélection ?

    Revenir en sélection me fera énormément plaisir. Les gens vont redécouvrir leur Zézeto et ils vont le juger. Si on ne me fait pas appel, ce ne sera pas la fin du monde. Mais, cela fait toujours plaisir de jouer en sélection.

    Avez-vous une idée du nouvel entraîneur des Eléphants ?

    Honnêtement, je ne le connais pas. Donc je n`ai pas grand`chose à dire.


     

    L'intelligent d'Abidjan




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